Katherine Johnson

Bien avant les ordinateurs modernes, Katherine Johnson faisait des calculs complexes à la main. Grâce à elle, de nombreuses missions spatiales américaines ont réussi, et elle a ouvert la voie aux femmes et aux scientifiques afro-américains dans l’espace.

Une enfance exceptionnelle

Katherine Johnson est née en 1918, en Virginie-Occidentale. Très vite, elle a montré un vrai talent pour les mathématiques. Ses parents et ses professeurs l’ont beaucoup encouragée et elle a pu suivre des cours avancés dès son adolescence. À seulement 15 ans, elle entre à l’université. Cette passion pour les chiffres et sa capacité à comprendre rapidement des calculs compliqués allaient préparer son futur rôle dans l’histoire de l’exploration spatiale

Photo de Katherine Johnson

Photo de Katherine Johnson

Ses débuts à la NASA

En 1953, Katherine rejoint le NACA, qui deviendra plus tard la NASA. Elle fait partie d’un groupe de femmes afro-américaines appelées les “Human computers”, car elles faisaient tous les calculs à la main. Très vite, elle se distingue par sa précision et sa rapidité. Ses collègues comptent sur elle pour vérifier les trajectoires des missions spatiales, et ses calculs sont souvent décisifs pour la réussite des lancements et des retours sur Terre.

Photo de Katherine Johnson serrant la main à John Glenn

Image extraite du film, Les Figures De l’Ombre

L’histoire avec John Glenn

Un moment célèbre de sa carrière se passe en 1962. John Glenn, le premier Américain à faire le tour de la Terre, demande que Katherine vérifie ses calculs de trajectoire avant le lancement de sa mission Mercury-Atlas 6. Glenn a tellement confiance en elle qu’il dit : “Si Katherine dit que c’est bon, je décolle.” Grâce à elle, la mission réussit parfaitement et marque un grand pas pour les États-Unis dans la conquête de l’espace.

Photo de Katherine Johnson qui reçoit un prix

Katherine Johnson qui reçoit la Médaille présidentielle de la Liberté

Reconnaissance et inspiration

En 2015, Katherine Johnson reçoit la Médaille présidentielle de la Liberté des mains de Barack Obama, une distinction très importante.

Et en 2016, un film, Les figures de l’ombre qui raconte en partie son histoire hors du commun. Il met enfin en lumière ses prouesses et lui donne toute la reconnaissance qu’elle n’a pu avoir lors de ses années de travail.

Aujourd’hui, Katherine est une vraie source d’inspiration pour les jeunes filles et tous ceux qui aiment les sciences. Elle prouve qu’avec du travail et de la passion, on peut accomplir de grandes choses, même quand le monde semble contre nous.